( 2 juillet, 2015 )

Les ateliers d’ecritude E.L.P.A.J.

LES ATELIERS D ÉCRITURE D E.L.P.A.J.

 

Nous proposons trois types d’ateliers, avec des formations adaptées aux professionnels :

 

- l’atelier d’écriture s’adressant à tous ceux qui souhaitent acquérir des techniques et méthodes pour améliorer et parfaire une expression de qualité.

- L’atelier d’écriture de soi , à vocation thérapeutique, qui offre l’avantage de se recentrer sur soi, de faire jouer sa mémoire… L’intérêt de cet atelier est d’apprendre à se connaître, à dépasser ses angoisses, à se projeter en toute sérénité, à obtenir les clés de la réussite.

- L’atelier d’écriture artistique et littéraire, apprentissage ludique et formateur pour tous projets d’écriture en vue d’édition.

 

Tous nos ateliers sont conçus dans un souci premier de bien-être qui profite à toute production écrite. Ils s’organisent par stages et par séances.

 

L’Association E.L.P.A.J. jouit de sa propre maison d’édition, et lance un appel à auteurs.

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( 18 mars, 2017 )

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( 28 septembre, 2016 )

Un conte philosophique qui inaugure la rentrée :  » Paix, veux-tu m’épouser, demanda Amour » écrit et inventé par ATTAL Joyce

Un conte, plutôt qu’une nouvelle, qui traite d’un vaste sujet « La différence » et de ses dérives pour illustrer le concours EDILIVRE 2016.

Paix, veux-tu m’épouser ? demanda Amour
Ecrit et inventé par Joyce ATTAL

Un soir d’été, naquit, au milieu d’une île où ne vivait aucun humain, un très beau garçon qu’on appela Amour. A l’annonce de sa naissance, une très vieille femme traversa la mer, le couvrit de linges propres, et l’emporta avec elle. Elle n’avait pas eu d’enfant, alors, elle se chargea de son éducation.

Amour grandit au milieu des autres gamins de son âge, mais, il était différent car il ne ressentait jamais ni en son cœur, ni son esprit de sentiments négatifs envers autrui. Quand les enfants jetaient des pierres aux oiseaux pour faire tomber les petits de leur nid, il s’y opposait en insistant pour qu’ils entendent son message d’amour, or, la plupart du temps, ses camarades ricanaient en lui renvoyant les pierres destinées aux oiseaux. Cela le rendez morose. Il s’interrogeait parfois au sujet des motifs qui les faisaient agir ainsi. Bien souvent, il se sentait isolé des autres qui ne voulaient pas d’un copain au grand cœur : on ricanait de son innocence, de sa candeur, et aussi de sa belle intelligence. En effet, Amour n’avait aucun doute quant à la vérité qui sort des mathématiques, des sciences, et de l’étude en général ; il comprit très vite que s’instruire était un don généreux dont on avait doté les humains, et il s’en servit pour s’élever en évoluant positivement. Il fréquenta les plus grandes écoles, étudia dans les plus belles universités, s’intéressant en priorité à l’enseignement de la philosophie, parce qu’il se disait en harmonie avec cette discipline qui promulguait l’amour de la sagesse. En cela, on dit de lui qu’il était marginal, différent, hors du temps, hors de l’espace, hors des hommes avec lesquels il ne réussissait jamais à dialoguer au-delà de deux ou trois répliques sans qu’on se détournât de ses pensées d’amour.

A l’aube de ses 25 ans, la vieille femme, sa nourrice, rendit son dernier souffle. Avant de mourir, dans un soupir à peine audible, elle lui dit :

- Va jusqu’à l’océan, va chercher Paix, la seule qui pourra t’aimer. Elle se cache par peur des hommes. Ecoute le chant des dauphins, il t’indiquera le chemin. Ecoute, mon doux enfant, et garde toujours ton grand cœur ouvert pour l’amour d’autrui.

Le fils pleura durant huit jours et durant huit nuits ; puis, comme la vieille femme lui avait fait croire qu’il était le fils qui avaient engendré le Ciel et la Terre après avoir fait un vœu en voyant passer une étoile filante, il était toujours confiant. Cela le rendait dissemblable des autres qui le montraient du doigt en le traitant d’orphelin, de fils sans père… cependant il avait beaucoup d’empathie pour eux.

Amour attendit que le soleil se couchât, prit son sac, et emprunta une route au hasard. Il conduisait une voiture bleue qui pourrait contenir trois autres passagers, si besoin en était, n’hésitant pas à prendre des autostoppeurs, et, qui avait un moteur silencieux non polluant, de telle sorte qu’il respectait la faune et la flore. Il roula deux nuits et trois jours, avant de parvenir sur les rives de l’océan qui s’étirait paresseusement sur une plage de sable. Il arrêta son moteur, et descendit jusque dans l’eau où dansaient de minuscules poissons colorés. Le soleil étant à peine levé, il attendit le réveil des dauphins. Une heure plus tard, un spécimen s’avança jusqu’à lui en entonna un chant qui résonna jusque dans la chair d’Amour, fit bouillonner son sang, et battre son cœur. Le jeune homme caressa avec joie les nageoires de son bel ami qui l’invita à le suivre dans les grands fonds. Ils nagèrent au large, les autres dauphins les entouraient en sifflant. Enfin, devant eux, se dressa un rocher sur lequel Amour put se reposer. A ce moment-là, le dauphin gris commença son chant extraordinaire. Tout à coup, le vent provoqua une tempête, ce qui n’est pas surprenant dans l’océan ; une rafale emporta le chant du dauphin, et le pauvre Amour, tendant du mieux qu’il put ses oreilles, crut entendre cette unique phrase :

« Parcours le monde et, quand tu la rencontreras, tu la reconnaîtras ».

Comme il ne doutait jamais, il reprit la route dans sa voiture. Il parcourut des villes, il dormit dans des villages, il entra dans les bois, il traversa les rivières, il fait le tour des montagnes, il s’arrêta dormir chez les uns, manger chez les autres, il ne la trouva point. Néanmoins, chaque fois qu’il tentait de se renseigner à son sujet, on riait de lui, on le montrait du doigt, on le chassait à coups de pieds… nul ne voulait entendre parler de cette femme portant un nom aussi ridicule que « Paix » ; d’ailleurs, le sien ne trouvait plus que de rares adeptes chez les jeunes encore capable de rêver.

Il était parti depuis six mois, déjà, quand, un après-midi, il aperçut une jeune fille d’une rare beauté assis au bord de la route. Elle fumait tout en tortillant ses longs cheveux couleur de feu, indisciplinés, retombant sur ses épaules dénudées. Il crut que c’était Elle. Il en tomba amoureux avant même de lui demander comment elle se nommait. Les yeux noirs de braise se couvrirent d’une frange de cils soyeux pour masquer la froide et mordante ironie qui traversa le regard de la jeune personne, quand elle répondit, avec mensonge, que c’était elle, Paix, et, qu’il devait l’épouser.

Comme nous l’avons dit, Amour ne doutait jamais, il la crut et la suivit les yeux fermés. En vérité, quand elle disait son nom véritable, elle s’appelait Haine, on fuyait. Cependant, elle se gardait bien de se dénoncer. Elle attirait les hommes grâce à sa beauté, sa sensualité de félin, ses arguments de chasseresse, mais, lorsque ses amants cédaient à ses caprices, ils devenaient enragés, violents, et meurtriers. Haine entretenait la discorde et la terreur ; et, son intention, à cet instant, était d’anéantir le valeureux garçon pour le réduire à l’esclavage pour toujours.

En attendant, elle décida de se promener à son bras, comme le plus normal des couples d’amoureux. Content de son sort, Amour lui proposa de se balader au jardin public. C’était dimanche, il faisait beau, on se bousculait dans les allées ensoleillées, les enfants couraient, les amoureux s’embrassaient, des vieux étaient assis sur les bancs, observant l’agitation.

Amour et Haine firent sensation, on les admira. Ils étaient différents, certes, parce qu’ils étaient si opposés, qu’on n’interrogeait sur la nature de leurs sentiments respectifs. Il se passait des choses étranges autour d’eux qui effrayaient les badauds : Haine, sur son sillage, déclenchait des disputes inattendues, et, lorsque son regard s’arrêtait sur certains de son choix, ils se battaient de manière inconsidérée et sans raison. Toutefois le cœur conquis, Amour papillonnait sans soupçonner  ce que commettait sa fiancée qui s’arrangeait pour aigrir les pensées, faisant naître en les cœurs des pulsions de meurtre.

Sur un banc, deux vieillard, assis côte à côte, observaient, nous l’avons déjà raconté,  la scène. Ils reconnurent Haine sous sa robe de dentelle écrue, alors, ils interpellèrent le candide Amour :

- Hé ! Jeune homme, nous avons à te parler. Approche. Viens sans ta dulcinée car nous voudrions te conseiller afin de lui faire une belle surprise à votre mariage.

- Paix, attends-moi ici, devant ses arbres, je ne serai pas absent longtemps.

- Ok. Je vais m’amuser en me joignant à ces familles qui semblent baigner dans la joie.

- Oui. Cela te convient tout à fait, ma douce.

Elle ricana en cachant son mauvais sourire. Pendant ce temps, Amour avait rejoint les deux vieux qui l’attendaient

- Bonjour, Nobles sages. De quoi voulez-vous me parler ?

- Jeune et naïf ami, tu te nommes bien Amour ?

- Oui, messieurs, répondit-il avec grand étonnement.

- Connais-tu le sens de ton nom et sa mission ?

- Oui messieurs. J’ai appris que, par mon nom, les hommes s’unissent, forment une famille, et vivent en harmonie. Mais, afin que cela perdure, il est nécessaire que je me marie avec une jeune femme nommée Paix. Regardez, c’est elle, là-bas, au milieu de ces gens qu’elle tente de calmer, et qui se déchirent en hurlant. La pauvre, il faut que je lui porte secours.

- Non, Amour. Ouvre tes yeux ! C’est elle qui est à l’origine de cette discorde. Elle s’appelle Haine ! Elle veut te détruire.

Le triste Amour pleura car il les crut ; il se souvint, tout à coup, que depuis, deux heures qu’il marchait à ses côtés, il avait constaté que c’était le chaos autour d’eux.

- Comment faire pour l’arrêter ? Moi qui ai lu tous les philosophes, appris des poèmes de paix, écouté le dauphin gris, je suis resté aveugle, ébloui par son insolente beauté, muet devant ses méfaits ! ajouta-t-il en se lamentant.

- Nous avons la solution.

- Ah ? Laquelle ? Vite ! ces gens s’entretuent en l’écoutant.

- Va chercher Paix. Elle vit dans la maison qui se trouve au milieu des châtaigniers. Va et demande-lui de t’épouser.

Amour, intrigué et ému, frappa à la porte.

- Partez, Monsieur. Mademoiselle Paix est souffrante. Elle ne reçoit personne, ni aujourd’hui, ni jamais d’ailleurs.

- J’insiste. Dites-lui que c’est un message d’Amour.

- Soit. Entrez, Monsieur. Elle vous attend.

Amour pénétra dans la très vieille demeure, il y régnait un grand calme qui l’apaisa. Il traversa le couloir, jusqu’à une chambre. Dans un lit blanc, était allongée une personne très menue ; le teint livide, les yeux cernés, elle était insignifiante, et ne dégageait ni foi ni béatitude. Amour en fut déçu. Comment un nom aussi lumineux que Paix pouvait-il être porté par un être aussi maladif ? Néanmoins, il fit un effort sur lui-même pour être agréable.

- Bonjour Paix. Êtes-vous souffrante ?

- Oui mon ami. Haine s’amuse à blesser gratuitement le cœur des hommes, et, la vue de toutes ces guerres ne tourmente au point de m’ôter tout désir de vivre. Je me meurs, mon Amour. De plus, il ne me reste plus rien depuis qu’elle m’a téléphoné, glorieuse, il y a quelques minutes, pour m’annoncer votre mariage à tous les deux.

- Non ! Je viens ici pour remédier à ce que cette traîtresse, qui se faisait passer pour vous, avait manigancé à notre insu. Voudriez-vous, ma tendre Paix, m’épouser ?

En disant ces mots, il écouta ce que son propre cœur lui intimait de faire. Il n’a point de limite à aimer, point de différence, juste un bon sens qui guide les sentiments. Paix se leva de son lit, elle se tint debout face à lui. Celui-ci ne vit pas qu’elle était bossue, ni qu’elle n’avait pas la peau douce, ni que les intonations de sa voix étaient graves, il en oublia sa laideur, tant leurs cœurs furent transportés de bonheur.

Ils se marièrent devant l’hôtel des hommes pieux, l’un d’eux, il se nommait Dieu, leur prédit qu’ils enfanteraient des jumeaux : Espoirs et Générosité qui auraient pour mission de modifier le comportement des humains.

Amour et Paix créèrent une association d’aide pour ceux qui se sentaient différents, mal-aimés, malheureux,… Leur but consistait à leur apprendre comment profiter de tous les trésors que la vie réserve. Ils s’investirent. Ils unirent les hommes qui le désiraient, sans condition autre que le sentiment pur qui attire même les extrêmes et dépasse les frontières.

Pendant ce temps, Haine continua de produire des spectacles d’horreur, car les hommes sont ainsi faits qu’ils prétextent se purifier en assistant à des mises en scène qui les terrifient. Soupirant pour la délicieuse Haine qui les jette dans le plus tragique des destins, ils pleurent devant la femme qu’un amant assassine, devant les bombes qui arrachent les jambes des enfants, tremblent en voyant une mitraillette se décharger sur les passants, ils accusent les dieux, la folie, les morts… tous ceux n’ont pas leur mot à dire.

 

( 3 novembre, 2015 )

Délire… ou le récit d’une femme éperdue de Joyce ATTAL, Les Editions d’E.L.P.A.J., en vente sur AMAZON KINDLE.

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( 15 février, 2015 )

Le Code la propriété intellectuelle

logo d'elpaj editionsLe Code de la propriété intellectuelle

 


Article L132-1

Le contrat d’édition est le contrat par lequel l’auteur d’une oeuvre de l’esprit ou ses ayants droit cèdent à des conditions déterminées à une personne appelée éditeur le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de l’oeuvre, à charge pour elle d’en assurer la publication et la diffusion.

Article L132-2

Ne constitue pas un contrat d’édition, au sens de l’article L. 132-1, le contrat dit à compte d’auteur.

Par un tel contrat, l’auteur ou ses ayants droit versent à l’éditeur une rémunération convenue, à charge par ce dernier de fabriquer en nombre, dans la forme et suivant les modes d’expression déterminés au contrat, des exemplaires de l’oeuvre et d’en assurer la publication et la diffusion.

Ce contrat constitue un louage d’ouvrage régi par la convention, les usages et les dispositions des articles 1787 et suivants du code civil.

Article L132-3

Ne constitue pas un contrat d’édition, au sens de l’article L. 132-1, le contrat dit de compte à demi.

Par un tel contrat, l’auteur ou ses ayants droit chargent un éditeur de fabriquer, à ses frais et en nombre, des exemplaires de l’oeuvre, dans la forme et suivant les modes d’expression déterminés au contrat, et d’en assurer la publication et la diffusion, moyennant l’engagement réciproquement contracté de partager les bénéfices et les pertes d’exploitation, dans la proportion prévue.

Ce contrat constitue une société en participation. Il est régi, sous réserve des dispositions prévues aux articles 1871 et suivants du code civil, par la convention et les usages.

Article L132-4

Est licite la stipulation par laquelle l’auteur s’engage à accorder un droit de préférence à un éditeur pour l’édition de ses oeuvres futures de genres nettement déterminés.

Ce droit est limité pour chaque genre à cinq ouvrages nouveaux à compter du jour de la signature du contrat d’édition conclu pour la première oeuvre ou à la production de l’auteur réalisée dans un délai de cinq années à compter du même jour.

L’éditeur doit exercer le droit qui lui est reconnu en faisant connaître par écrit sa décision à l’auteur, dans le délai de trois mois à dater du jour de la remise par celui-ci de chaque manuscrit définitif.

Lorsque l’éditeur bénéficiant du droit de préférence aura refusé successivement deux ouvrages nouveaux présentés par l’auteur dans le genre déterminé au contrat, l’auteur pourra reprendre immédiatement et de plein droit sa liberté quant aux oeuvres futures qu’il produira dans ce genre. Il devra toutefois, au cas où il aurait reçu ses oeuvres futures des avances du premier éditeur, effectuer préalablement le remboursement de celles-ci.

Article L132-5

Le contrat peut prévoir soit une rémunération proportionnelle aux produits d’exploitation, soit, dans les cas prévus aux articles L. 131-4 et L. 132-6, une rémunération forfaitaire.

Article L132-6

En ce qui concerne l’édition de librairie, la rémunération de l’auteur peut faire l’objet d’une rémunération forfaitaire pour la première édition, avec l’accord formellement exprimé de l’auteur, dans les cas suivants :

1° Ouvrages scientifiques ou techniques ;

2° Anthologies et encyclopédies ;

3° Préfaces, annotations, introductions, présentations ;

4° Illustrations d’un ouvrage ;

5° Editions de luxe à tirage limité ;

6° Livres de prières ;

7° A la demande du traducteur pour les traductions ;

8° Editions populaires à bon marché ;

9° Albums bon marché pour enfants.

Peuvent également faire l’objet d’une rémunération forfaitaire les cessions de droits à ou par une personne ou une entreprise établie à l’étranger.

En ce qui concerne les oeuvres de l’esprit publiées dans les journaux et recueils périodiques de tout ordre et par les agences de presse, la rémunération de l’auteur, lié à l’entreprise d’information par un contrat de louage d’ouvrage ou de services, peut également être fixée forfaitairement.

Article L132-7

Le consentement personnel et donné par écrit de l’auteur est obligatoire.

Sans préjudice des dispositions qui régissent les contrats passés par les mineurs et les majeurs en curatelle, le consentement est même exigé lorsqu’il s’agit d’un auteur légalement incapable, sauf si celui-ci est dans l’impossibilité physique de donner son consentement.

Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables lorsque le contrat d’édition est souscrit par les ayants droit de l’auteur.

Article L132-8

L’auteur doit garantir à l’éditeur l’exercice paisible et, sauf convention contraire, exclusif du droit cédé.

Il est tenu de faire respecter ce droit et de le défendre contre toutes atteintes qui lui seraient portées.

Article L132-9

L’auteur doit mettre l’éditeur en mesure de fabriquer et de diffuser les exemplaires de l’oeuvre.

Il doit remettre à l’éditeur, dans le délai prévu au contrat, l’objet de l’édition en une forme qui permette la fabrication normale.

Sauf convention contraire ou impossibilités d’ordre technique, l’objet de l’édition fournie par l’auteur reste la propriété de celui-ci. L’éditeur en sera responsable pendant le délai d’un an après l’achèvement de la fabrication.

Article L132-10

Le contrat d’édition doit indiquer le nombre minimum d’exemplaires constituant le premier tirage. Toutefois, cette obligation ne s’applique pas aux contrats prévoyant un minimum de droits d’auteur garantis par l’éditeur.

Article L132-11

L’éditeur est tenu d’effectuer ou de faire effectuer la fabrication selon les conditions, dans la forme et suivant les modes d’expression prévus au contrat.

Il ne peut, sans autorisation écrite de l’auteur, apporter à l’oeuvre aucune modification.

Il doit, sauf convention contraire, faire figurer sur chacun des exemplaires le nom, le pseudonyme ou la marque de l’auteur.

A défaut de convention spéciale, l’éditeur doit réaliser l’édition dans un délai fixé par les usages de la profession.

En cas de contrat à durée déterminée, les droits du cessionnaire s’éteignent de plein droit à l’expiration du délai sans qu’il soit besoin de mise en demeure.

L’éditeur pourra toutefois procéder, pendant trois ans après cette expiration, à l’écoulement, au prix normal, des exemplaires restant en stock, à moins que l’auteur ne préfère acheter ces exemplaires moyennant un prix qui sera fixé à dire d’experts à défaut d’accord amiable, sans que cette faculté reconnue au premier éditeur interdise à l’auteur de faire procéder à une nouvelle édition dans un délai de trente mois.

Article L132-12

L’éditeur est tenu d’assurer à l’oeuvre une exploitation permanente et suivie et une diffusion commerciale, conformément aux usages de la profession.

Article L132-13

L’éditeur est tenu de rendre compte.

L’auteur pourra, à défaut de modalités spéciales prévues au contrat, exiger au moins une fois l’an la production par l’éditeur d’un état mentionnant le nombre d’exemplaires fabriqués en cours d’exercice et précisant la date et l’importance des tirages et le nombre des exemplaires en stock.

Sauf usage ou conventions contraires, cet état mentionnera également le nombre des exemplaires vendus par l’éditeur, celui des exemplaires inutilisables ou détruits par cas fortuit ou force majeure, ainsi que le montant des redevances dues ou versées à l’auteur.

Article L132-14

L’éditeur est tenu de fournir à l’auteur toutes justifications propres à établir l’exactitude de ses comptes.

Faute par l’éditeur de fournir les justifications nécessaires, il y sera contraint par le juge.

Article L132-15

La procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire de l’éditeur n’entraîne pas la résiliation du contrat.

Lorsque l’activité est poursuivie en application des articles L. 621-22 et suivants du code de commerce, toutes les obligations de l’éditeur à l’égard de l’auteur doivent être respectées.

En cas de cession de l’entreprise d’édition en application des articles L. 621-83 et suivants du code de commerce précité, l’acquéreur est tenu des obligations du cédant.

Lorsque l’activité de l’entreprise a cessé depuis plus de trois mois ou lorsque la liquidation judiciaire est prononcée, l’auteur peut demander la résiliation du contrat.

Le liquidateur ne peut procéder à la vente en solde des exemplaires fabriqués ni à leur réalisation dans les conditions prévues aux articles L. 622-17 et L. 622-18 du code de commerce précité que quinze jours après avoir averti l’auteur de son intention, par lettre recommandée avec demande d’accusé de réception.

L’auteur possède, sur tout ou partie des exemplaires, un droit de préemption. A défaut d’accord, le prix de rachat sera fixé à dire d’expert.

Article L132-16

L’éditeur ne peut transmettre, à titre gratuit ou onéreux, ou par voie d’apport en société, le bénéfice du contrat d’édition à des tiers, indépendamment de son fonds de commerce, sans avoir préalablement obtenu l’autorisation de l’auteur.

En cas d’aliénation du fonds de commerce, si celle-ci est de nature à compromettre gravement les intérêts matériels ou moraux de l’auteur, celui-ci est fondé à obtenir réparation même par voie de résiliation du contrat.

Lorsque le fonds de commerce d’édition était exploité en société ou dépendait d’une indivision, l’attribution du fonds à l’un des ex-associés ou à l’un des co-indivisaires en conséquence de la liquidation ou du partage ne sera, en aucun cas, considérée comme une cession.

Article L132-17

Le contrat d’édition prend fin, indépendamment des cas prévus par le droit commun ou par les articles précédents, lorsque l’éditeur procède à la destruction totale des exemplaires.

La résiliation a lieu de plein droit lorsque, sur mise en demeure de l’auteur lui impartissant un délai convenable, l’éditeur n’a pas procédé à la publication de l’oeuvre ou, en cas d’épuisement, à sa réédition.

L’édition est considérée comme épuisée si deux demandes de livraisons d’exemplaires adressées à l’éditeur ne sont pas satisfaites dans les trois mois.

En cas de mort de l’auteur, si l’oeuvre est inachevée, le contrat est résolu en ce qui concerne la partie de l’oeuvre non terminée, sauf accord entre l’éditeur et les ayants droit de l’auteur.

( 20 janvier, 2015 )

Le goût de la littérature en suivant ces liens

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Des livres encore tout chauds

( 27 mai, 2014 )

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( 2 mai, 2014 )

Correction du BAc 2013 / Ecrit d’invention

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